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« Moi aussi j’aurais dû faire un carnet souvenir… »

Je ne pensais pas avoir autant d’énergie et de passion en moi. Je ne pensais pas que mes yeux pouvaient encore autant pétiller, comme des yeux d’enfant. Je ne pensais pas qu’en racontant ces quelques jours à mes proches en rentrant cela me semblerait si incroyable.

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Posté par Victoria de Tape à l'oeil

20 sept. 2019

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J’ai 32 ans. Je suis partie pendant 3 jours sur un shooting photos pour la première fois de ma vie. Et j’ai découvert ce que c’était de choisir de vivre de ses rêves et de ses passions pour s’exprimer et se révéler. Ce que c’était de vivre hors du temps. Littéralement. 3 jours de parenthèse. Épuisants, intenses, riches… et avec un soupçon de magie.

Des semaines que nous travaillions avec l’équipe marketing sur un nouveau concept de shooting photos pour aller encore plus loin et pour faire vivre de réelles expériences aux enfants de nos clientes qui partiraient avec nous.

Des heures passées à plancher sur l’organisation. Des piges, des brainstorms, des échanges, des débats, des réflexions philosophiques sur le sens de ce que nous faisions chez Tape à l’Oeil. Des discussions interminables sur notre mission, nos valeurs et notre rôle en tant que marque.

Tout est prêt. Nous pouvons y aller. Après un réveil aux aurores et des heures de voyage, nous arrivons dans la montagne du Haut Bréda, accueillis par Thomas qui y a construit son Aubergerie. Je rencontre l’équipe, une petite troupe de 20 personnes, les 4 enfants, leurs mamans – nos clientes – et l’agence de production. L’aventure commence. Je m’active dans tous les sens avec nos 5 valises bourrées à craquer de vêtements. Avec un seul objectif en tête : constituer les meilleurs looks pour délivrer des photos canons.

C’est la première fois que j’ai la chance de participer à un shooting photos. Je découvre tout, j’apprends tout, j’observe tout, je me nourris de tout. Focus sur les enfants. On parle maintenant d’expérience et non plus seulement de shooting. Alors il faut qu’ils passent des moments incroyables pour que cela se ressente sur les photos. Pour photographier le « vrai ». Pour qu’ils sortent nourris et grandis de cette expérience. Curieux et à la rencontre des autres pour apprendre. Pour s’inspirer de grandes personnes qui vivent de leur passion et pour que chaque enfant trouve en lui celle qui l’anime et l’aidera à dessiner son chemin.

Organisée et minutieuse, j’avais tout prévu avant de partir. Pour le boulot, j’avais travaillé des heures sur les looks, les échantillons des vêtements et des accessoires. Il fallait les recevoir à temps pour le voyage. Et puis prévoir des plans B aussi. Au cas où. Et des looks supplémentaires. Au cas où. Et puis organiser la vie perso avant de partir. «Qui s’occuperait de mes 3 enfants ? des conduites ? du quotidien ? » J’en avais vécues des insomnies et des coups de stress pour être sûre de tout préparer, calibrer, finaliser avant le départ.

Mais il y a une chose que je n’avais pas prévue. J’aurais pu m’y attendre mais j’étais uniquement concentrée sur l’organisation. Alors je n’avais pas réalisé que moi aussi je ferais partie de cette aventure. Pas de temps mort. Pas d’intimité. Nous sommes 20, nous vivrons à 20 pendant 3 jours. Point. Pas de séparation vie pro / vie perso.  Pas de rôle prédéfini finalement. On fait tout, tout le temps, ensemble. Et c’est ce qui s’est passé, j’en ai pris plein les yeux. Moi aussi comme les enfants je les ai rencontrés Thomas, Pascal et Brice, ces 3 gaillards qui vivent de leur passion respective et qui en ont fait leur vie. J’ai rencontré des personnes extraordinaires. J’ai passé des heures à m’occuper d’enfants qui n’étaient pas les miens, à les habiller, les solliciter, les occuper. J’étais partie pour les accompagner, leur transmettre des choses. Et finalement c’est moi qui ai tout appris. La C-L-A-Q-U-E !

Aventure humaine. J’ai tout vécu, tout ressenti ; et je ne m’y attendais pas. Rencontrer de belles personnes, hors du temps et de mon quotidien et apprendre à connaître mieux mes collègues. Fous rires, bienveillance, challenges relevés, belles discussions, petites attentions pour les autres, ces moments qu’on ne vit qu’une seule fois, ces sensations uniques.

Me mettre en dehors de ma zone de confort. « Emmenez le strict nécessaire, pas de superflu, juste un petit sac » m’avait-on dit. Mais je ne sais pas faire moi. Je n’avais jamais dormi dans un refuge, sans électricité et sans eau, dans un dortoir de 16 personnes perdu en haut d’une montagne. Et je l’ai fait. Et j’ai aimé. Et je recommencerai.

Et par-dessus tout, assumer d’être fière de moi, de mon boulot et ce que j’apporte à l’équipe.

Je regrette de ne pas avoir pris le temps de faire un carnet souvenir comme Louka, Mélody, Shaïna et Lorenzo. Antoine de Saint Exupéry a écrit :

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. Mais peu d’entre elles s’en souviennent ».

Je crois que ces 3 jours d’expérience m’ont permis de m’en souvenir. Même sans carnet. Je suis frustrée aujourd’hui de ne pas réussir à poser les bons mots, à exprimer les sensations que j’ai ressenties, mais peu importe, c’est gravé en moi. Et moi aussi maintenant je veux aller chercher au fond de moi, de mes rêves, de mes passions et de mon talent qui m’aideront à grandir et à me révéler au quotidien. Comme Thomas, Pascal et Brice ont osé le faire.

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